28 février à 3 mars 2011
28 février 2011
chère geneviève,
à saint-thérèse aujourd’hui les cloches de l’église ont commencé à sonner et sonner et sonner. l’heure était environ 13h50. elles ont sonné pendant cinq bonnes minutes ou plus, puis elles ont recommencé à 14h05. l’autre fois, je me souviens que les sonneries des cloches étaient le jour que le pape est mort. ce jour là, le 3 avril 2005, j’étais à verdun.
ma grand-mère m’avait raconté que sa mère pouvait lire les sonneries de l’èglise, que chaque séquence de son dit quelque chose en particulier…comme un feu, un mariage, une mort. je ne sais pas combien de gens maintenant peuvent lire le sens des sonneries.
à demain peut-être?
k
1 mars, 2011
Allo Allo karen !
Pour les cloches, moi aussi je me souviens que mes grands-parents savaient aussi les interpréter. Petite, ils me disaient ce que ça signifiait souvent quand elles sonnaient, du genre tout bonnement : ‘’ Tiens y quelqu’un de mort’’ ou ‘’Ha, y’a un baptême, c’est sûrement le bébé d’une telle ou d’un tel. ‘’ J’habitais un petit village et mes grands-parents demeuraient en bas de la côte de l’église, à côté de la station-service chez Boisvert. En fait, ils étaient au courant de tout ce qu’il se passait dans le village, rien à voir avec notre vie urbaine privé incognito.
Bonne journée ! Il fait soleil ! J’essaie de te rejoindre plus tard.
g
2 mars
allo encore geneviève,
aujourd’hui, si tu pars d’une station du métro tu vas voir un homme, ou une femme qui distribue la journal métro. ils sont habillés en les manteaux oranges et ils n’ont pas le droit d’entrer dans la station de métro (comme les camelots de l’itinéraire) à cause du fait que quebecor, qui est la propriétaire du journal 24 heures, a acheté l’exclusivité d’être à l’intérieur des métros.
en voyage je pense souvent aux gens sans domicile fixe… à la station du métro snowdon, il y a toujours quelqu’un à l’extrémité du quai qui dort étiré sur un banc. il est toujours seul. aujourd’hui, ses grandes bottes en caoutchouc noires sont déposées au sol sous le banc.
et, au risque de n’être pas poli, je pense souvent aussi aux problématiques et aux besoins du corps, donc en plus d’un place au chaud et au sec, il y a toujours la question de l’accessibilité ou non à une salle de bain. une salle de bain propre avec une porte qu’on peut fermer et barrer. surtout pour une femme, surtout pendant nos menstruation.
and today, as i was negotiating the small lakes that flood the sidewalks of montreal, without proper boots –because when we unpacked from our move last year only one winter boot was found -i was grateful i had a home to return to so i could warm my wet feet and place my shoes on the heater to dry for tomorrow.
k
Allo encore Karen,
Je ne savais pas que Quebecor avait acheté une place au chaud pour ses camelots et son journal ! J’ai vue opérer le changement de garde entre le dedans et le dehors mais je m’étais dit qu’il y avait dû avoir eu une sorte de négociation du genre : ‘’Ok. Ça fait deux ans que vous êtes à l’intérieur, il serait temps qu’on alterne, c’est à notre tour, etc.’’ Justement, j’ai oublié d’aller prendre ma marche jusqu’au métro pour aller chercher ma phrase quotidienne ! J’avais la tête ailleurs. Est-ce que tu les collectionnes toi aussi ?
J’avoue avoir un certain mal à voir des gens sans domicile fixe qui doivent se camoufler dans la masse et au travers notre circulation pour dormir ou pour d’autres besoins. Il m’arrive souvent de prendre le métro et de remarquer par son odeur forte et insoutenable la présence d’un itinérant … peut-être était-ce toujours le même … mais en fait ce qui m’accable concerne davantage la souffrance physique, d’une part, mais morale aussi, de ses personnes qui sont parfois conscience de la lourdeur de leur différence et dont leur dignité est assailli.
Ah ! oui les bottes. J’ai plusieurs choix de bottes à ma disposition mais pour l’instant aucune qui comblent mes besoin dans l’intégralité. Je pense que c’est impossible d’ailleurs avec nos conditions si variées. Aujourd’hui, il faisait tellement froid, tu devais être contente de revenir à la maison au chaud. En tout cas, moi j’étais congelée de l’intérieur.
Bonne nuit !
g
3 mars 2011
bon matin geneviève,
maintenant à propos d’hier… l’histoire raconté par le journal rue frontenac… : mais d’abord une petite histoire du journal rue frontenac…
Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal. son nom s’inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac».
Il fait aussi référence à ce jour d’octobre 1690 où Frontenac a lancé à l’émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu’il n’avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons».
now for the article on “24 heures”:
Quebecor s’empare des stations de métro
Nouvelles générales – Transport
Écrit par Vincent Larouche
Jeudi, 16 décembre 2010 13:58
Mise à jour le Jeudi, 16 décembre 2010 18:59
Le journal gratuit Métro, qui avait l’exclusivité de la distribution à l’intérieur du métro de Montréal depuis 2001, perd sa place au profit de Quebecor et de son quotidien 24 Heures, gagnant de l’appel d’offres lancé par la STM en septembre dernier.
Le quotidien 24 Heures prendra la place du journal gratuit Métro dans le réseau de la STM à compter de janvier.
24 Heures prendra la place de Métro dès le 3 janvier, pour une durée de cinq ans qui pourrait être prolongée à son terme, a expliqué la Société de transport dans un communiqué, jeudi. Jusqu’ici, le quotidien gratuit de Quebecor pouvait seulement être distribué par des camelots à l’extérieur des stations du réseau de transport souterrain.
Métro et 24 Heures avaient tous deux soumissionné pour ce contrat d’exclusivité, mais l’offre de Quebecor a été jugée plus avantageuse par la STM, notamment grâce à la convergence tous azimuts pratiquée par le conglomérat médiatique.
«En plus de générer des revenus importants, cette entente va permettre à la STM d’optimiser ses communications, car elle aura accès aux différentes plates-formes médias de son partenaire (Quebecor)», affirme la Société.
En vertu des termes de l’entente, la STM disposera d’une page de contenu dans chaque numéro du quotidien 24 Heures, dont les effectifs journalistiques ont explosé ces dernières années, en parallèle avec la préparation et le déclenchement d’un lock-out dans l’autre quotidien montréalais de Quebecor, Le Journal de Montréal.
Grâce à l’Agence QMI, 24 Heures reprend aussi dans ses pages les textes et photos produits par d’autres plateformes de l’empire.
fin d’article
so this guy, pierre-karl péladeau, locks out his journalists on one side (journal de montréal), buys the exclusivity to be in the metro on the other side (24 heures), while offering 110m$ à 200m$ to québec city for a hockey arena.
k